Enquête AFM « collection durable » ? Des réponses et des idées.
Pierre GATEL. Président d’honneur de l’AFM

Que ceux qui ont bien voulu prendre la peine de répondre en soient remerciés et qu’ils trouvent quelques satisfactions à la lecture de résultats qui bien sûr s'adressent non seulement à eux, mais également à chacun de nos collègues.

Même si l'idée de collection est -talentueusement - combattue par certains auteurs célèbres (texte ci-dessous), vous ne semblez pas partager cet avis :

« Moi je ne suis pas fana de collections. Question de tempérament. Collectionner est prétentieux, c'est se donner l'illuse de l'immortalité. Je suis toujours apitoyé lorsqu'un pote prend son foot avec une collection de timbres, de bagues de cigares, de jetons provinciaux, de préservatifs royaux, de porte-clés ou de Bugatti. Grouper des choses de même nature, c'est préparer leur dispersion future. C'est mettre dans un récipient le grain à semer. Toute acquisition d'objets précieux est le prélude à leur vente.

Personne n'a jamais rien conservé au-delà de quelques générations ?

T'es content ? Moi aussi ! On n’hérite jamais qu'une chose : la vie !

Et on la lègue avant de mourir, c'est le plus joyeux des héritages.

Tu veux que je te dise ? Youpi ! »

(Extrait de Hue, Dada ! fleuve noir, San Antonio)

Si tant est que 10% des enquêtés est un retour significatif, voici les réponses que nous, micromonteurs dans l'âme, nous faisons à la question titre de cet article.

1. Qui gérera votre collection après vous : une interrogation banale pour tous ?

OUI si l'on estime que 88% d'entre nous se sont posé la question : après moi qui va prendre soin de mes MM ?
Est-ce pour autant que ceux qui se sont posé la question ont pris une décision ?
Et bien non. Mais une majorité à faire pâlir un candidat à l'élection présidentielle a déjà fait un choix, puisqu'ils sont 63%.
C'est donc les « décisions de ces décidés » qui vont faire l'objet de toute notre attention (un examen à la bino!).

2. Quelles sont les grandes orientations des décisions prises ?

Première caractéristique : une collection est un bien auquel on est très attaché et que l'on aimerait léguer à un proche, au premier rang desquels figure un membre de sa famille. Une réponse sur deux en faveur d'un enfant ou d'un petit-enfant ou bien d'un parent proche. En gros, c'est la même attitude qui transparaît que s'il s'agissait d'un héritage patrimonial à léguer; un patrimoine acquis au cours d'une existence que l'on tient à transmettre à ses descendants. Le micromonteur projette sur le matériel qu'il a rassemblé et préparé laborieusement pendant de nombreuses heures un sentiment affectif très fort.
Bien ; mais si pas d'enfant, ni petit-enfant ou   plus généralement de parenté proche ?
Dans ce cas, apparaît une seconde option : le don plutôt que la vente. Pour le don : 35% qui s'ajoutent aux 50% précédents de dons à la parenté.
La vente qui vient en choix ultime représente seulement 15%, quand le micromonteur (et non sa famille) décide.

 3. A qui donner ?

Après avoir indiqué une préférence majoritaire pour un don dans le cadre familial, à qui souhaitent donner les micromonteurs ? Qui donc est le plus proche, après la parenté de sang ?
La réponse majoritaire (48%) est le don à une association spécialisée. Nous avons enquêté auprès de l'AFM et de l'association « Micromonteurs ».
Dont acte : l'association fait pratiquement partie de la famille dans notre esprit. Un tiers des enquêtés expriment également leur intérêt pour donner à une personne physique : collègue d'association ou ami.
Quant aux institutions publiques -au rang desquelles étaient cités musées, universités, instituts de recherche- elles sont les destinataires envisagés par 20% de nous comme meilleur gage de la pérennité recherchée.

4. A qui vendre ?

Trois options ont été exprimées et choisies comme suit pour commercialiser les collections : vente aux institutions publiques (14%), le double (29%) aux négociants en minéraux et 57% optent pour la vente à une personne physique de connaissance. Une mention isolée est faite aux ventes aux enchères par un commissaire-priseur.

5. Sous quelles influences ont été prises les décisions précédentes ?

La majorité (56%) a fait un choix de son propre chef, sans qu'aucune influence extérieure n'ait joué un rôle déterminant.
Les autres réponses ont mis en avant le conseil d'un parent (11%), d'un ami (17%), ou pour 17% globalement d’autres influences très variables. Parmi celles-ci on peut citer  le décès d'un ami, ou bien encore le bon sens, la préoccupation de l'âge, le désir de faire partager le plaisir de collectionner, la maximisation du patrimoine public, une considération économique, l'expérience d'autres collections.
Y est également mentionné le facteur éthique qui passe, selon notre collègue, par la salle des ventes où les pièces sont visibles et accessibles à tous les acquéreurs potentiels nationaux.

 6. Et ceux qui n'ont pas choisi, quel serait idéalement leur souhait ?

Surprenant ou non, dans les réponses de cette deuxième catégorie on trouve une hiérarchie de choix très similaire à celle exprimée par ceux qui ont déjà pris leur décision.
Faire un don est l'idéal exprimé à 88%, contre 11% pour les ventes de collection.
Cette donation se décline prioritairement en faveur de la famille (45%). Derrière ce choix prioritaire on trouve comme seconds choix idéaux le don aux associations spécialisées, puis le don aux personnes physiques et le don aux musées locaux ou régionaux. Regroupées, ces donations, comme second choix, représentent 70%, contre 30% en faveur d'une formule de vente.

7. Pour faciliter la réalisation d'un choix idéal sur qui peut-on s’appuyer ?

es pessimistes (ou les réalistes ?) ne comptent que sur eux-mêmes (26%).
Les autres attendent beaucoup des associations de micromonteurs (43%). Un peu moins (24%) se reposent sur le concours d'organismes publics. Sont mentionnés à ce titre d'abord les musées, ensuite les universités, puis les instituts de recherche.
Diverses autres solutions sont citées (7% des réponses), parmi lesquelles le rôle de la famille, celui du commissaire-priseur pour les ventes, ou les compagnies d'assurance.

8. Donner pour conserver l'intégrité d'une collection ou pour la disperser ?

En gros, deux micromonteurs sur trois (62%) attachent une importance au fait qu'il vaut mieux ne pas disperser sa collection (notamment pour certaines collections thématiques ou régionales). Le troisième n'y attache pas d'importance (38%), surtout si le choix de la dispersion est motivé. Parmi ceux-ci un observateur avisé estime que la dispersion bien comprise est un moyen courant d'accroître le volume d'autres collections.
A propos de volume de collections, que peut-on dire sans « trahir » ceux qui ont accepté de répondre sur ce point de l'enquête ?

9. Taille des collections rassemblées

L taille est un paramètre très variable avec des facteurs de un à ...cent. Selon l'âge des collections et des micromonteurs, bien entendu.
Un chiffre très intéressant est la moyenne calculée à partir des chiffres disponibles : elle se monte à un peu plus de 5000 échantillons par enquêté.
Si ce chiffre est représentatif de l'ensemble des micromonteurs français le potentiel « matériel de référence » d'une association est considérable.  Aussi n'est-il pas inutile d'examiner encore plus attentivement les quelques souhaits exprimés, parfois sous forme de longues digressions par plusieurs d'entre nous, mais aussi de courts messages.

10. Les souhaits des « micromonteurs associés »

  Dans les observations courtes qui reviennent le plus souvent on trouve la nécessité d'approfondir ce genre d’enquêtes pour non seulement avoir une opportunité de s'exprimer sur ce sujet, mais également de sensibiliser les « collègues ».
C'est aussi l'occasion d'évoquer des questions importantes qui n'étant pas directement au cœur du questionnaire mériteraient à elles seules une réflexion et des actions ciblées :
-renforcer les relations avec les collectionneurs isolés, qui ont peu de sites à proximité et peu de collègues micromonteurs à leur porte,
-améliorer les inventaires de collection : mal inventorier une collection constitue un handicap en matière de transmission,
-plusieurs collègues suggèrent de distinguer ce qui mérite particulièrement d'être sauvegardé et d'afficher sur site web les dispositions conseillées par les associations de micromonteurs pour conduire la sauvegarde à bonne fin en rapport avec « l'intérêt possible d'un musée, d'une université ou d'une école ». Le reste pouvant être dispersé sans trop de regrets.
Dans ce dixième et dernier point nous introduirons en guise de conclusion non seulement des souhaits qui finalement explicitent assez bien  de multiples réponses convergentes, mais également nous ébaucherons comment notre association et les associations similaires en général peuvent satisfaire les aspirations de leurs adhérents.

La pérennisation d'une collection passe par la transmission et la transmission est d'abord une affaire de famille.

Cette attitude, nous l'avons souligné, traduit le caractère affectif du micromonteur pour son matériel. C'est aussi la traduction d'une dominante individualiste tempérée par l'attachement visible que nous avons vis-à-vis de notre association.
Pour répondre à ce constat, l'association peut apporter un concours pour favoriser l'information des jeunes successeurs en cultivant toutes les initiatives existantes (ou à créer) qui transmettent outre la collection, d'abord le goût, les connaissances et la compétence dans le domaine de la microminéralogie. Exemple : des initiatives telles que celle poursuivie par notre collègue et amie Martine Moingeon à destination des enfants et adolescents (voir encadré 1). Cette initiative est bien sûr complémentaire de celle du ou des parents des amateurs et ne s'y substitue pas. La récompense de l'association qui la pratique est une contribution au renouvellement de ses membres et à son dynamisme.

Et s'il n'y a pas de succession familiale ?
Il y a semble-t-il, avons-nous dit, une seconde famille : l'association. Au-delà des dons aux amis et collègues, l'association est donc globalement interpellée très sérieusement !
Une idée avait été exploitée en son temps et s'est d'ailleurs développée : la collection associée au sein d'un musée. Nous avons, en rapport avec le Musée de l'École des Mines de Paris, constitué une collection. Elle s'est développée et a conservé son objectif initial : illustrer les espèces rencontrées dans les départements en prolongation de celle créée il y a plus de deux siècles, destinée à connaître les ressources minérales de la République naissante.
Ce que pense notre collègue Serge Lavarde (voir encadré 2) qui veille avec soin à la préparation des échantillons et à leur entrée en collection, mérite qu'on s'y attarde : il faut beaucoup de dévouement pour accepter cette charge plusieurs années. Parmi les idées évoquées par Serge je ferai deux constats : un constat purement « technique » sur la   diversification des collections et un autre fondé sur une expérience remarquable à de nombreux points de vue : celle de la Lithothek de Munich.

Une remarque technique :

l’objectif de référence nationale poursuivi à l'Ecole des Mines est intéressant mais limité et ne correspond pas dans sa forme actuelle avec le domaine très large des dons et legs possibles.
Si l'on imagine une multiplicité de legs, il y a forcément des doublons dont un musée ne peut s'accommoder (hors l'échange et la vente) que s'il multiplie les collections thématiques entre lesquelles ils seront répartis et donc valorisés. Ce point paraît important.
En effet au sein d'un Musée, on va trouver la thématique la plus courante : une collection systématique.
Mais aussi on pourrait vouloir -sous forme de MM- trouver un nombre quasiment illimité de collections spécialisées de nature (jusqu'ici) plutôt moins que plus pratiquées et surtout rassemblées en un même lieu. A ce titre le faible volume des micromontures constitue bien un avantage.
Sans vouloir se montrer exhaustif citons des collections :

  • par cristallographie : systèmes cristallins, macles... croisés avec une autre thématique (celle assez commune des classes chimiques par exemple),
  • par couleurs : une collection pour chaque couleur et pour les couleurs de chaque espèce,
  • par classes chimiques : une dizaine aujourd'hui,
  • par éléments chimiques : une large fraction du tableau de Mendeleïev ou par groupe d'éléments,
  • par structure cristallo-chimique : un représentant de chaque série définie par la classification de Strunz-Nickel par exemple,
  • par grands types de gisement géochimique,
  • par paragenèses,
  • par origine biogénique (relation avec l'activité des êtres vivants) : des micro-organismes à l'ensemble des Eucaryotes, on a le choix et on peut se spécialiser dans autant de collections que de groupes,
  • par origine météoritique (pour les météorites d'origines connues et à découvrir),
  • par origine crustale,
  • par chronologie de génération (pour ce qu'on en sait),
  • par esthétique (pour les photos),
  • par espèces alluviales,
  • par espèces constructrices des roches,
  • par espèces artificielles (des scories ou de synthèse) et/ou les espèces ayant une application connue,
  • par espèces analysées (MEB, X,...   ) pour développer à la suite une banque de spectres Raman dont les échantillons seraient répertoriés et conservés.
  • par localités, départements, régions, pays...

Cette dernière déclinaison, comme beaucoup des précédentes peut s'adresser à des musées de toutes tailles et à vocation géographique variable. Il est ainsi possible que les collections régionales aillent prioritairement aux musées régionaux, après avoir complété la collection des départements français de l'Ecole des Mines, si les testateurs le souhaitent.
Mais imaginer que ceci est possible, suppose que des collections thématiques aussi variées se constituent antérieurement chez les micromonteurs testateurs. Voilà une contribution toute trouvée pour les amateurs atteints de « micro-collectionnite » aiguë, cette pathologie pas trop grave selon un éminent psychiatre, ancien membre de l'AFM. Il y a de quoi faire (et Bob penses-y) un bon article pour le cahier.
Au-delà de cette remarque « technique », il y a plus important : l'exemple des expériences étrangères.
Un exemple assez semblable à notre expérience est celui de la collection de référence de la British Micromount Society (BMS).
D'une importance proche de celle de l'AFM (2400 échantillons), sa création remonte à 1984. Sa gestion de spécimens de haute qualité tous montés en boites MM et étiquetés, renvoie à un catalogue informatique.
De nombreuses espèces sont représentées de toutes les régions du Royaume-Uni. Elles sont accessibles par demande auprès du conservateur amateur dévoué qui a changé de multiples fois depuis sa création.
Selon son Président fondateur, Roy STARKEY, qui m'a précisé dans quel esprit s'était constituée cette collection, le cadre général de travail est très informel : contraintes administratives minimales et collection stockée chez le conservateur de l'instant. Basée sur la seule bonne volonté de ses membres elle ne relève d'aucun accroissement à partir d'achats ou de récupération de collections extérieures. Par ses méthodes et ses résultats elle est très semblable à notre expérience. Elle en diffère essentiellement par le fait qu'elle ne s'appuie sur aucun cadre de musée public ou privé. L'exemple suivant est au contraire très éloigné de ces conceptions.

La Lithothek de Munich

J'insisterai finalement sur cette expérience que m'a signalée Alain Steinmetz, et qui par de multiples aspects, après une décennie d'existence, se révèle une réalité tangible et originale : la fondation de la « Lithothek » du club de minéralogie de Munich.  Sans pour autant envier ces collègues : il est nécessaire de comprendre la raison de leur remarquable réussite en un laps de temps inférieur aux expériences précédentes.
Sa formule se résume à ne pas se contenter de bâtir logiquement une collection représentative des « départements », mais de susciter un enthousiasme pour faire de cet objectif une « irrésistible envie partagée». Et de ce côté le fonctionnement de la Lithotek est exemplaire.
Au-delà du partenariat que nous avons entamé voilà plusieurs décennies, avec l'Ecole des Mines, on ne peut manquer de noter que les donations à des institutions n'ont pas la faveur de tous.
Un des enquêtés souligne même : « Le régime de donation à des institutions est trop complexe et les institutions n'ont pas le moyen de gérer et de mettre en valeur les donations de collection (hélas !..); une association spécialisée, le peut, elle ! ».
Si l'on se réfère au point de vue optimiste de notre collègue quant aux aptitudes des associations à gérer des legs, on pourrait envisager que l'association accueille des legs variés au-delà de la collection régionale actuelle, dans un cadre où notre association jouerait un rôle déterminant dans la pérennisation des collections comme le fait la Lithothek de Munich.
Sans aller dans le détail d'une structure particulière susceptible d'y répondre, on peut imaginer a priori une formule de fondation (qui peut se décliner de façon très variée : reconnue ou non d'utilité publique ou en rapport ou non avec une structure abritante, par exemple), sans formule de fondation par contrat avec une structure d'accueil à condition  d'avoir  approfondi  un  objectif précis (également nécessaire dans le premier cas) et de trouver des interlocuteurs ciblés. 

En conclusion, les politiques mises en œuvre, si elles voyaient le jour devraient, comme à Munich, permettre d'avoir une collection à « portée de vue et de main », un « chez-soi » pour les donateurs. N'est-ce pas le maintien du lien affectif avec leur collection dont se réclament la majorité des enquêtés ?
Ce serait sans doute un moyen d'accéder, au moins partiellement, au rêve d'un de nos collègues... et partagé par beaucoup d'autres probablement :
« Pour moi l'idéal serait un grand local avec ordinateur, trimmer, ultrason, micro-photo, accessible au public et géré par un conservateur payé par (?? ) à plein temps qui aurait pour tâche la mise à jour permanente de la collection au fur et à mesure des dons. Amen ! »

 Le Club Géologique Val d’Yerres Senart et ses jeunes.

Depuis 8 ans, après avoir participé comme intervenant à la fête de la science, le Club Géologique Val d’Yerres Sénart initie des enfants de 10 à 16 ans à la minéralogie et plus particulièrement à la microminéralogie.
Les séances sont reparties sur plusieurs jours, afin que le nombre ne soit pas supérieur à quatre.
Une soirée se déroule avec des enfants de même niveau.
Les adolescents de bon niveau rejoignent le groupe d’adultes.
Cette initiation très encadrée débute par un peu de théorie, par exemple comment distinguer roches et minéraux, comment lire une formule chimique, le système cristallin, la séance continue par de nombreuses observations d’échantillons.
Dès la première séance ils savent se servir du matériel mis à leur disposition.
Loupes binoculaires avec éclairage luxéon, trimmer (cisaille), bac à ultrasons.
Très rapidement ils savent le type de collection choisie.
Des ateliers encadrés leur sont proposés sur le site de leur choix.
Chaque année une à deux sorties sur des sites minéralogiques avec encadrement leur sont proposées.
Ils participent activement à l’exposition annuelle ainsi qu’à la bourse d’échange.
Ces jeunes qui partagent avec un certain nombre d’adultes la passion de la minéralogie seront capables dans l’avenir de reprendre des collections léguées soit à des associations,soit à des musées soit tout simplement héritées.
Le CGVYS, soutenu par la municipalité de Quincy qui met des locaux à sa disposition continuera, tant que des jeunes seront volontaires, avec beaucoup de fierté cette formation.
Martine Moingeon, Présidente à la succession de Michel Billhot, Fondateur du Club

 La collection de l’AFM au Musée de l’Ecole des Mines Paris-Tech.
 Serge Lavarde, chargé de la micro-collection AFM au musée de Mines-ParisTech

La perspective que la Collection AFM puisse être alimentée par des dons ou legs (soit directs, soit par l’AFM) permettrait de donner un autre souffle à la qualité de cette collection, qui, dans l’immédiat, n’est incrémentée, dans le meilleur des cas, que par des doublons. Il semble effectivement logique de garder le plus beau et le plus rare pour sa collection.
Cela aurait également le mérite d’accroître cette collection, car il y a sans doute des gisements gardés jalousement dans le fond des tiroirs.
Il est cependant impératif de transmettre une collection dont l’origine de tous ses éléments est clairement établie. Ce qui passe par une définition précise, tant du point de vue minéral que de sa provenance. Il faut que l’on arrive à un consensus sur l’appellation ou terminologie de nos gisements. J’ai déjà entamé un gros travail sur ce point, mais la route est longue. Une collection peut être gérée de différentes (ou plusieurs) manières : régionale, systématique, thématique autour d’une espèce, d’une classe chimique, cristallographique, esthétique, j’en oublie certainement. Outre la recherche personnelle, l’incrémentation d’une collection passe aussi par l’échange et/ou l’achat et dans bien des cas la collection comporte des échantillons de tous les pays. Dans ce cas, un problème se pose puisque la collection dépasse le cadre de notre convention.
Quoi faire du reste ? Revoir notre convention ? Dans un premier cas, il serait opportun de voir ce que l’Ecole des Mines attend de cette collection. Doit-elle rester nationale, peut-on envisager de créer d’autres branches (chimiques, cristallographiques, par exemple) qui pourraient servir aux étudiants ?
Des doublons de la collection actuelle ont déjà été redistribués sous forme de lots lors des concours organisés au cours de nos différentes AG. Une piste pour les échantillons sortant du cadre de la convention ? Il pourrait aussi être envisagé de regrouper tout ce qui sort de la convention pour faire une collection itinérante, à disposition des responsables régionaux ou qui serait prêtée pour des séances d’initiation/information vers les jeunes comme celle décrite. L’année dernière, Pierre est allé accueillir, avec Jean-Michel LE CLÉAC'H, les jeunes qui venaient visiter le musée de l’Ecole des Mines et pour leur faire découvrir ensuite la microminéralogie.
Un peu plus disponible maintenant, j’espère que nous allons renouveler cette initiative pour attirer le maximum de jeunes vers notre passion afin de leur transmettre notre savoir et notre matière. Il faudrait d’ailleurs pouvoir en faire autant au Muséum ou avec d'autres institutions régionales si cela fonctionne bien à l’Ecole des Mines.

Quel sera le sort de ma collection ? :

Les micromonteurs de Munich et leur Lithothek… Une solution pour sortir d´un dilemme.

Article repris avec l'aimable autorisation du Dr Manfred SEITZ (LITHOTHEK, Muenchener Mineralienfreunde

Le point de départ : « Quel sera le destin de ma collection une fois que je ne serai plus en mesure de collectionner? Il y a des spécimens d´une beauté unique et d´une extrême rareté dans la collection, des pièces irremplaçables depuis que certaines localités sont fermées ou ont été condamnées. Tout cela peut être jeté parce que peu de personnes réalisent la valeur et l´importance de ce qui est caché dans ces petites boîtes qui n´ont l´air de rien ».
Beaucoup de micromonteurs sont tracassés par ces considérations et autres facteurs.
« Ma collection est une part importante de ma vie et de ma personnalité. Si ma collection disparaît, moi aussi, nous cesserons d´exister sans laisser de trace ».
Nous, les micromonteurs du club des Amis Munichois des Minéraux, nous ne sommes pas une exception. De nombreuses fois le futur de nos collections a été le sujet de nos discussions et conversations. Les enfants et petits-enfants n´apprécient pas toujours l´importance que leurs parents ou grands-parents attachent à leur passion. Ils ne sont pas particulièrement intéressés par les collections de micro-montages (MM).
Les muséums et les universités, aussi, ne sont pas habituellement intéressés, exception faite des collections d´une top qualité absolue. Aussi, que devons-nous faire pour préserver la haute qualité d´une collection se retrouvant cachée dans un coin poussiéreux ou humide ou dispersée et bradée?
Dans notre groupe nous avons trouvé une réponse à cette question et nous l´avons baptisée « Lithothek ». Nous avons conscience du fait que beaucoup de nos amis collectionneurs à la surface de la terre réfléchissent à de semblables problèmes. Nous voulons partager nos expériences. Nous voulons stimuler les imaginations et contribuer à éviter les erreurs.
LITHOTHEK, cela signifie une collection de MM qui n´appartient pas à une seule personne, mais à un groupe de collectionneurs la constituant et la maintenant ensemble. Bien sûr, au départ ce groupe de collectionneurs est formé exclusivement des micromonteurs membres du club des Amis Munichois des Minéraux.
Lorsque nous avons discuté ce projet, nous avons rencontré beaucoup de scepticisme. D´un certain côté ce scepticisme était justifié, puisqu´il y avait beaucoup de questions et d´objections sans réponse au démarrage de notre projet, mais au cours des années qui suivirent beaucoup de problèmes, résolus, disparurent.
Ainsi, nous en vînmes à une approche pragmatique et nous lançâmes notre projet. Trois circonstances très importantes furent particulièrement utiles :

  • Avant de démarrer, nous avons reçu une généreuse donation de systématique. Elle a pu constituer la base de notre future collection.
  • Un appartement était disponible dans lequel nous pouvions travailler et tenir la collection.
  • Quelques membres du groupe étaient prêts à venir ensemble sur des bases régulières pour monter et entretenir notre collection commune.

Solutionner les questions d’organisation a dominé la première année de notre travail. Les collections de MM tendent à augmenter rapidement. Si les spécimens à l´intérieur d´une collection ne sont pas documentés au fur et à mesure, il n´y aura pas de résultats efficients. Dès le tout début nous avons rejeté l´idée de la documenter sur papier.
En conséquence, nous avons dû choisir d´informatiser sa documentation. C´est-à-dire choisir un moyen puissant et d´avenir. Après examen de différents logiciels du marché, nous avons adopté un système allemand de gestion des données appelé M.Data-Coll (offert par Friedel Pfeiffer à Herborn-D).
Les utilisateurs de ce logiciel ont un rapide accès à toutes les informations connectées à chaque échantillon et avec l´ensemble de la collection. L´information peut être catégorielle et sélectionnée selon n´importe quel aspect recherché. Les usagers seront informés de leurs articles respectifs dans des journaux dédiés aux localités et aux minéraux.
Les photographies des minéraux et localités peuvent être documentées. Un aspect important de la documentation est la place du stockage pour chaque spécimen à l´intérieur de la collection, de façon à ce qu´un accès direct soit garanti.
Nous avons utilisé cette base de données pendant plus de dix ans et nous sommes toujours satisfaits de ses performances. De nouvelles versions avec des minéraux supplémentaires, des localités et des articles dans les journaux sont ajoutés sur une base annuelle. Nous sommes en contact permanent avec le développeur, et si possible nos idées d´ajouts sont introduites. Le point le plus important est que pendant les dix dernières années nous n´avons eu aucun « plantage ».
Les MM, aussi, exigent de la place; il n´y a pas de problème avec les échantillons individuels. Cependant, leur nombre peut croître rapidement, aussi avons-nous décidé depuis le tout début que seuls des échantillons en boîtes seraient incorporés dans la collection, la taille standard étant de 28x28x22mm.
Mais nous ne détruisons jamais un bon spécimen pour le seul besoin de le faire rentrer dans une petite boîte; ces pièces sont montées dans des boîtes plus grandes. Mais ceci a ses exceptions, souvent, avec regret, nous n´ajoutons pas un bon spécimen à la collection, parce qu’il est trop grand. L´année 2000 a été totalement consacrée à définir les bases de l´organisation de notre future collection commune, aussi, en 2001 avons-nous pu débuter la mise en collection des premiers spécimens.

Travail en commun dans la maison des spécimens* :

Depuis 2001 entre 6 et 10 membres de notre groupe se rencontrent régulièrement au moins une fois par semaine toute la journée dans notre «maison des spécimens ». Là nous avons travaillé dur et avons pris beaucoup de plaisir à accroître notre collection. Et là, nous avons travaillé avec la Lithothek afin d´améliorer le niveau de nos connaissances en minéralogie.
Nous avons travaillé sur le matériel brut ramassé lors de nos sorties, le réduisant à la taille voulue, identifiant les minéraux trouvés sur les échantillons, montant et étiquetant les échantillons dans leur boîte. Après les avoir classées selon leur qualité, les meilleures pièces furent incorporées dans la collection, les autres préparées pour échange ou vente.
Beaucoup de spécimens nous furent donnés. D´abord nous avons dû vérifier si le minéral issu de telle localité existait déjà en collection. S´il était nouveau nous l´incorporions et l’enregistrions dans le gestionnaire de données. Sinon, nous regardions s´il devait être placé en supplément à un échantillon existant, ou utilisé pour remplacer un autre échantillon de moindre qualité**, ou le destiner aux échanges et aux ventes.

*Nom de l´appartement dans lequel nous travaillons et conservons la collection
**Dans ce cas nous devons être très prudents car nous ne nous permettons pas de « squeezer » les donateurs antérieurs de la collection et leur souvenir.

Les expériences communes et les activités prises en commun sont très importantes pour créer un groupe. Nos efforts aidèrent à dessiner le futur la Lithothek et à promouvoir le sentiment de camaraderie dans notre groupe.

Dans la première étape de notre travail le point essentiel était de rentrer en collection les spécimens de la donation initiale et ceux offerts par les nombreux membres du groupe.
Nous étions particulièrement satisfaits que les membres du groupe de la première heure contribuent activement à incorporer des fractions représentatives de leur propre collection dans la Lithothek; quelques membres ont depuis disparu mais leur contribution survit et conserve la mémoire de nos amis.
Les collectionneurs qui n´appartiennent pas à notre groupe connaissent notre projet. Quelques-uns furent positifs vis-à-vis de lui et décidèrent de contribuer à notre Lithothek par des spécimens de leur propre collection.
Dans ce contexte l´histoire de Klaus-Dieter Bausch est la plus illustrative. C´était un collectionneur vivant à Mülheim/Ruhr, à 600 km de Munich. Initialement il n´y avait pas de contact entre lui et nous. Par chance il lut un article concernant la Lithothek sur la page des « Amis Munichois des Minéraux ».
Il nous contacta et nous rendit visite à Munich. Il amena une part importante de sa collection avec lui, avec les photos qu´il avait prises de ses spécimens. Nous avons entré tout cela dans la Lithothek. Il tomba malade un an après et décéda ; un étranger était devenu un ami nous laissant son héritage.
Quelques chiffres (juin 2010) peuvent illustrer l´importance actuelle de la Lithothek:

  • La collection comporte plus de 22000 échantillons
  • Plus de 3000 espèces -selon l´IMA- sont représentées,
  • Les échantillons proviennent de plus de 5000 localités du monde entier
  • Plus de 170 donateurs ont contribué à son volume actuel.

Seconde étape : 22000 pièces de 5000 localités fin juin 2010, de tels chiffres donnent le sentiment de « morceaux et spécimens de tout et partout ».
Une collection de top qualité devrait, cependant, couvrir des thèmes spécifiques de façon aussi complète que possible avec de hauts standards de qualité. Nous n´achèverons jamais cet objectif, si nous limitons nos efforts à rentrer les spécimens qui nous ont été fournis par chance.
Afin d´obtenir un niveau de qualité élevé dans la Lithothek, nous avons commencé à viser des thèmes spécifiques, spécialement pour des régions particulières ou des localités.
Des experts nous assistent pour vérifier l´exactitude de l´identification de nos spécimens et leur niveau de qualité.
En coopération avec ces experts nous découvrons -et si possible- corrigeons nos manques.
Dans notre «maison des spécimens» nous amenons ensemble experts, collections et tous les membres de notre groupe qui sont intéressés sur le thème en discussion.
Il y a des régions et des localités pour lesquelles il est difficile de trouver des experts que l´on peut inviter à venir nous voir.
Dans de telles situations nous offrons des partenariats pour instaurer des relations amicales avec des collectionneurs de ces localités. Cependant, ils ne peuvent réaliser un partenariat en notre faveur que s´ils sont informés de ce qui se trouve dans notre Lithothek. Ce préalable peut être rempli grâce à internet et les échanges de données électroniques.
Au début nous n´avons pas tenté d´établir une collection systématique. Cependant, étant donné l´existence de plus de 3000 minéraux différents, il était logique de poursuivre cet objectif également.
Il existe un manque de 1500 espèces environ à la Lithothek. Cette déficience augmente constamment depuis que l´IMA publie de nouveaux minéraux sur des bases régulières; normalement ces minéraux nouveaux sont très rares. La probabilité qu’ils soient donnés est très faible. Aussi si nous voulons être sérieux en bâtissant une collection systématique, nous devons les acquérir par échange ou achat.

Troisième étape : D´importantes sources d´information pour notre travail sont les portails d´internet, par exemple mindat.org ou le site en allemand de « Mineralienatlas-Fossilienatlas ».
Cependant nous ne nous contentons pas de tirer des informations de ces portails. Nous contribuons activement à accroître leur contenu, en particulier celui de « Mineralienatlas-Fossilienatlas ». Cela signifie une contribution au site, et simultanément un retour très utile pour la Lithothek: plus nous  faisons connaître notre projet à un large public, plus nous nous rapprochons de nos objectifs.
Quand nous contribuons à « Mineralienatlas-Fossilienatlas », nous rentrons de l´information sur la minéralogie et la géologie de localités spécifiques aussi bien que nous contribuons à notre expérience quand nous le visitons. Bien plus, il importe de publier des photos de la localité autant que des photos des minéraux que nous y avons récoltés.
Nous avons commencé à photographier les spécimens dans nos collections. Heureusement il y a quelques membres du groupe qui se sont engagés comme photographes enthousiastes. C´est un énorme challenge que de photographier un si grand stock de spécimens qui poursuit sa croissance en permanence. Aussi, nous sommes heureux d´avoir en plus des membres de notre groupe quelques amis extérieurs qui nous aident à accomplir cette tâche.
Actuellement (juin 2010) plus de 1200 spécimens ont été photographiés et documentés dans « Mineralienatlas-Fossilienatlas ». Aussi, même si beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire. Certes nous sommes intéressés à montrer des photos de bons échantillons esthétiques, mais il est également important pour nous d´entrer des photos d´autres pièces, peut-être moins esthétiques, de façon à aider les autres collectionneurs à identifier leur propres spécimens.
Chaque photo, documentée dans « Mineralienatlas-Fossilienatlas » est montrée avec notre Lithothek, avec le minéral, avec la localité et avec le donateur du spécimen.
Les donateurs, en effet, sont aussi présentés dans « Mineralienatlas-Fossilienatlas ».
Nous les montrons (s´ils sont d´accord) avec une photo et le profil de leur collection. L´un de nos objectifs initiaux le plus important était de garder vivante la mémoire des collectionneurs et de leurs collections. Ainsi se trouve accomplie notre finalité.

La fondation de l’association : Au départ de notre projet, un des objectifs de base était d´assurer le futur de nos collections individuelles. Cependant, qu´en est-il du futur de notre collection commune, la Lithothek?
Plus la collection grandit, plus il devient inévitable de trouver une forme légale d´organisation : des dispositions légales de toutes sortes doivent être adoptées. Ainsi, des personnes responsables doivent être désignées pour agir au nom de la Lithothek.
Nous avons décidé de résoudre le problème en fondant une association de soutien. Cela a été réalisé en 2008. Pratiquement tous les membres de notre groupe ont rejoint cette association au titre de membres fondateurs. Il est évident ce faisant que tous nous demeurons membres du club des « Amis Munichois des Minéraux ».
Il en résulte qu´aucune personne n´est responsable à titre individuel de la Lithothek, mais les corps élus décident de toutes les questions. Les actes légaux de n´importe quelle sorte sont réalisés au nom de l´association, les autorités et responsabilités étant clairement définies dans les statuts du club.

Et la prochaine étape ? : Quand nous avons débuté notre projet, nous ne pouvions répondre à de nombreuses questions posées. Ultérieurement ces questions devinrent importantes, et nous avons trouvé des solutions viables. Nous espérons qu´elles le resteront dans les années à venir. Nous espérons que la Lithothek demeurera le projet central de notre groupe.
Peut-être cet article peut-il rendre service à d´autres collectionneurs. Nous serions heureux de recevoir des idées et des suggestions par les lecteurs qui nous aident également à conforter et développer notre Lithothek.

 Contacts : Lithothek@t-online.de  ou
 Dr. M. Seitz: Am Brunnen 18
 D-85551, KIRCHHEIM 
 ALLEMAGNE

 Un point de vue sur l’article du Dr. Manfred Seitz :

Lors de la rencontre que nous avons eue à la Lithothek, M. et Mme Seitz nous ont très amicalement accueillis et ils ont bien voulu répondre à toutes nos questions et nous fournir l´article qui précède dont nous avons assuré la traduction.
Dans cet article plusieurs points ont été mis en avant par le Dr Seitz, sauf peut-être -par modestie- le plus important : le caractère très volontariste de ses actions.  Du genre « qui m´aime me suive », le Dr Seitzn´a pas attendu que les problèmes soulevés soient résolus. Il a toujours pris les devants : volonté de ne pas laisser disparaître la collection d´un ami, achat d´un local  sur ses fonds propres pour donner l´opportunité d´une location à prix abordable pour le groupe, souci de créer un cadre légal pour une action reconnue comme culturelle et « patrimoniale » (d´utilité publique). Et depuis sa création, jouer le rôle de conservateur non rémunéré; si ce n´est par le plaisir de travailler quotidiennement à la collection.
Certes, la part de discussion, la réflexion et le travail en commun ont permis le développement qui est mentionné dans l´article, mais il est essentiel de saluer le rôle moteur qu´il a joué dans cette aventure.
Le caractère local et le nombre réduit des acteurs (l´association de la Lithothek compte trente membres et les séances de travail ne regroupent qu´une demi-douzaine de membres.) -qui s´appuient sur le club des 400 « Amis Munichois des Minéraux » - ont facilité les   décisions.
La multiplication des thèmes semble être une fatalité, et peut soulever des questions (et trouver des solutions) quant :

  • au choix de l´orientation de ces collections,
  • aux relations qui peuvent exister entre des entités semblables,
  • aux objectifs qu´elles peuvent poursuivre isolément ou ...en commun. Par exemple, le partage des thèmes entre associations locales dans un cadre fédératif est encore à explorer.

En toute hypothèse, le travail déjà réalisé par la Lithothek et ses membres montre cependant, par rapport aux questions de pérennité des collections, qu´il existe une voie originale qui peut revendiquer un bilan très positif.
A vous lecteurs du cahier de donner non seulement votre point de vue sur notre enquête, mais aussi sur les expériences mentionnées ou à nous faire connaître.                                                                  

                                                          Pierre GATEL fleche noir gris a droite icone 4409 48

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