1. Les Balcons de Velchée Bât. Vésuve, 54220 Malzéville (France)
2. Musée de géologie et Institut de minéralogie et géochimie, Université, BSFSH-2 Lausanne (Suisse) e-mail : Nicolas.Meisser@sst.unil.ch
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Les minéraux du groupe de la mixite forment actuellement une famille de 10 espèces « isotypes » dont la formule générale est de la forme : ACu6(XO4)3(OH)6.3H2O Des cations comme Al, Bi, Ca ainsi que certaines terres rares (TR, lanthanides ou REE) peuvent occuper la position A. Le nom « agardite » est donné aux espèces dans lesquelles A est occupé en totalité ou en majeure partie par des terres rares et où As occupe le site X. En accord avec la règle de Levinson (1966) appliquée au CNMMN de lIMA, le symbole de la terre rare dominante est accolé au nom des agardites pour désigner chaque espèce Les agardites-(REE) sont actuellement au nombre de cinq : Y, Ce, Dy, La, Nd (dont 2 approuvées par l'IMA). Liste des minéraux du groupe de la mixiteArséniates (X=As)
Phosphates (X=P)
* Espèce non approuvée actuellement par l'IMA Signalons tout d'abord dans ce travail, qu'en guise d'introduction, J.-E. Dietrich, l'Inventeur de l'agardite-(Y), raconte avec beaucoup de passion la découverte de l'espèce à la mine de Bou Skour (Maroc) ainsi que l'histoire de la publication qui s'en est suivie. Ce travail a eu pour objet, dans un premier temps, de montrer que l'identification des minéraux du groupe de la mixite est impossible avec des moyens simples: en effet, visuellement, ces minéraux peuvent être facilement confondus avec d'autres espèces minérales courantes comme la malachite ou l'olivénite. Un tableau présente la liste d'une vingtaine de ce type d'espèces avec leurs principales caractéristiques (éléments de parenté et de distinction) ce qui permet une aide au diagnostic (en réalité, il permet une réflexion sur la gîtologie et ainsi d'écarter certaines espèces). Celui-ci est accompagné de clichés de minéraux "faux-frères" qui illustrent bien le problème de ressemblance avec ceux du groupe de la mixite. Les autres outils (microchimie, par exemple) à la portée de l'amateur ne sont pas suffisant sachant qu'il s'agit, en plus, de minéraux fragiles et généralement de petite taille. L'identification "exacte" des minéraux de ce groupe nécessite d'effectuer une analyse pour déterminer et surtout doser certains éléments comme le bismuth (mixite s.s.), les terres rares (agardite-REE dominante), l'aluminium (goudeyite), le calcium (zalesiite), ainsi que l'arsenic ou le phosphore. Ainsi, seule une analyse quantitative de CHAQUE échantillon permet une identification certaine. Dans le cas contraire, si cette analyse n'a pas été pratiquée, les auteurs préconisent d'employer un terme plus global du type: minéral "du groupe", "de la famille" ou encore "de la série de la mixite". Cette publication de 80 pages est aussi un travail de synthèse: il permet d'actualiser les données sur chaque espèce sous forme de fiche descriptive et de dresser la liste des principales occurrences connues. Pour ce travail, plusieurs échantillons dont un bon nombre provenant de gisements français ont fait l'objet d'analyses. Les spectres les plus représentatifs sont présentés accompagnés parfois de clichés MEB de l'échantillon; En France, 6 espèces du groupe de la mixite ont été recensées (par ordre chronologique de découverte): la mixite, l'agardite-(Y), la goudeyite, l'agardite-(La), l'agardite-(Ce) et la zalesiite. Les localités sont nombreuses pour certaines d'entre elles, particulièrement dans les Vosges et dans la partie Sud du Massif Central. Les propos sont abondamment illustrés par des documents d'ordre historique, des dessins, des tableaux de synthèse, des cartes de localisation et par de nombreux clichés inédits aussi bien de sites que d'échantillons représentatifs (124 photos couleurs de minéraux et 10 photos MEB). |
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