SUCCESSION DES OPERATIONS DE MONTAGE (planche n° 6)

 

Dans le cas présent, on part d'une boite à couvercle couvrant, incolore, de dimensions 25 x 25 x 20 mm (L x l x h), au préalable soigneusement nettoyée.

a. Ces boites seront utilisées couvercle en bas et c'est celui-ci qui servira de "plancher" au minéral. Si on le souhaite, on peut opacifier ce fond par un coloriage de la surface externe. On procède alors comme indiqué au schéma A : deux couches alternées d'encrage au marqueur noir, en prenant soin de laisser à la première couche le temps de sécher. On peut aussi, mais c'est plus long pour le séchage, passer une ou deux couches de peinture noire mate, à l'extérieur ou l'intérieur du couvercle. La peinture à utiliser peut être une peinture pour Modélisme, type ENAMEL HUMBROL à 6 ou 7 FF le mini-pot, ou, moins coûteux, une peinture courante par exemple POLYLAC ASTRAL noir mat à 15 ou 18 FF le pot de 0,125 1.

b. Sur le fond on applique une gommette autocollante qui servira de surface de collage au support, en assurant la protection du fond (schéma B).

c. Sur la gommette, on dépose une goutte de colle, type colle universelle "3M scotch net", qui aura le temps de "prendre" pendant qu'on réalise l'étape suivante (schéma C).

d. Sur une fraction de tige de balsa préalablement noircie au feutre ou à la peinture, on dépose une goutte de colle (schéma D).

e. Apposer alors le micro-échantillon préparé. Pour cela on place délicatement la pièce dans la paume de la main, face à coller à l'extérieur. On lui applique le piédestal, section encollée (d'où l'intérêt de façonner un emplacement plan ou de prévoir une découpe particulière du sommet du piédestal telle que présentée à la planche n° 5 figures 5a à 5g. On laisse ensuite sécher un court instant.

f. On vérifie à la bino la bonne présentation du minéral. On peut le cas échéant réaliser l'ajustement de la longueur du piédestal avec le moyen du montage présenté au schéma F.

g. Avec le secours d'une pince, on fixe le piédestal au fond de l'emballage à l'emplacement préencollé (schéma G). Sur la gommette, la colle disposée se trouve alors dans un état tel qu'il n'y a pas en général besoin d'un secours particulier pour maintenir la verticalité du MM. On se contente alors de procéder à une vérification supplémentaire de l'échantillon en effectuant le cas échéant une légère réorientation du support. On laisse enfin sécher complètement l'ensemble du micromontage à l'air, pendant une quinzaine de minutes ; tout en passant aux montures suivantes (A).

Pour avoir un collage piédestal/fond sans bavure, on peut aussi supprimer l'étape c. et à l'étape g., encoller la base du piédestal, attendre un court instant que la colle prenne et appliquer le piédestal contre la gommette en maintenant la verticalité de l'ensemble jusqu'à ce que l'adhésion soit complète.

 

Variantes de la séquence de montage

Pour accélérer la cadence de montage, on peut faire "en série" certaines opérations : les préparations de fond par exemple (points a et b). On peut ainsi disposer de quelques dizaines d'exemplaires d'avance. C'est aussi le cas des opérations d, e et f. Dans cette dernière option, on pourra assurer un stockage provisoire dans une boite de séchage spécialement confectionnée à cet effet:

Ces épingles, à pointe très acérée et fine ne risquent pas de détériorer la base des supports qu'on y fixera ; après avoir placé le carton qu'elles traversent quadrillage contre le fond (principe de la planche à fakir, version micro).

Malgré cette apparente standardisation possible du montage, il ne faut pas oublier que chaque réalisation constitue un cas unique, dont la réussite ne se satisfait pas d'une fabrication "à la chaîne". Toutes proportions gardées, le micromontage s'inscrirait plutôt dans la tradition du travail artisanal.

Les soucieux de perfectionnisme pourront apporter leur part d'innovation à chaque stade du montage. En particulier, ils pourront s'inspirer des règles en usage dans les formules "américaines" :

Pratiquées par un collectionneur patient et habile, ils le sont tous, ces façons permettent de réaliser de véritables oeuvres d'art. Mais les contraintes qu'elles supposent les rendent impropres à une véritable collection de systématique. Les ouvrages minéralogiques variés de la nature ne s'accommodent pas tous d'un standard unique ; et c'est aussi bien comme ça.